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J’ai récemment compris que peu de mes abonnés saisissent ce que je cherche exactement à obtenir par mes lettres recommandées. Je vais essayer de l’expliquer. Je commencerai de loin. Je vous prie de faire preuve de patience.

J’ai été contraint de fuir la Russie en 2022 en raison de la menace d’arrestation pour mes articles condamnant l’attaque contre l’Ukraine. À ce jour, la censure russe a bloqué 15 de mes sites et blogs. En France, mon épouse et moi sommes arrivés avec un visa humanitaire obtenu avec le soutien de « Reporters sans frontières ».

Avant cela, nous avons été contraints de nous déplacer à travers pas moins de cinq pays différents. Pendant cette période, nos modestes réserves financières ont été épuisées. Nous avions auparavant essuyé des refus de titre de séjour en Turquie et de visa humanitaire en Allemagne. À ce moment-là, nous n’avions déjà plus aucun revenu en provenance de Russie. Lorsque nous sommes arrivés en France, nous n’avions que 700 euros à deux, que nous avons dépensés pour un hôtel à Ivry-sur-Seine, car il nous fallait bien un endroit où vivre pendant que nous déposions nos demandes d’asile et accomplissions les procédures nécessaires.

Par la suite, à Metz, nous avons été placés dans un refuge de type couloir, aux conditions sanitaires épouvantables. Or je souffre d’asthme bronchique. Après trois mois passés là-bas, je me suis retrouvé aux urgences de l’Hôpital Mercy avec des crachats de sang et une suspicion de tuberculose. J’avais un certificat médical attestant de la nécessité d’un transfert vers un logement plus sûr. Je l’ai envoyé à l’OFII, mais rien ne s’est passé.

L’assistant social nous trompait, l’administration du foyer refusait de nous aider. C’est alors qu’à la demande de mes collègues de Sotchi, un célèbre journaliste français est intervenu. Après son intervention, un problème que je n’avais pas pu résoudre pendant des mois a été réglé littéralement en une journée. Nous avons été transférés dans un refuge offrant de bonnes conditions de logement et avec d’excellents travailleurs sociaux. Mais il se trouvait dans une province reculée, dans la petite ville de Clermont-en-Argonne. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans le département de la Meuse.

Ma santé a commencé à se rétablir progressivement. En novembre 2024, nous avons obtenu le statut de réfugiés sur la base de mon dossier journalistique. On nous a proposé de choisir trois villes du département de la Meuse où nous pouvions nous installer. Nous avons choisi Bar-le-Duc. J’avais besoin d’un logement spécifique, adapté à une personne souffrant d’asthme bronchique. Cependant, on nous a attribué des appartements présentant de nombreux problèmes et une très mauvaise qualité de l’air.

En réalité, je n’ai pas besoin de conditions particulières, mais seulement lorsqu’il s’agit d’un logement privé normal, conforme aux normes modernes. Croyez-moi, lorsqu’on parle de logements sociaux HLM, l’absence de moisissures, d’humidité et d’odeurs fortes constitue déjà une condition particulière. De plus, le processus de confirmation du diagnostic en France est très long. Et j’attends toujours un rendez-vous avec le spécialiste médical dont j’ai besoin.

L’appartement qui nous a été attribué par la société gestionnaire OPH Meuse s’est révélé avoir une forte odeur chimique qui n’a pas disparu même après sept mois, malgré le fait que les fenêtres soient constamment ouvertes. Le fait qu’il s’agisse réellement d’un problème et qu’il ne se résolve pas par une simple aération a été évident dès notre emménagement. Cependant, nous ne pouvions pas refuser l’appartement, car rien d’autre ne nous aurait été proposé.

Après le déménagement, mon état de santé s’est rapidement détérioré. Heureusement, j’ai pu éliminer partiellement l’une des sources de l’odeur en colmatant avec du mastic le compartiment des canalisations. Mais l’odeur chimique âcre est restée. Il s’agit peut-être de l’odeur de la peinture ou de quelque chose d’autre. Je n’en sais rien. Toutefois, selon les représentants de l’OPH Meuse, tout va parfaitement bien.

J’ai fourni au bureau de la société gestionnaire un certificat médical récent attestant de la nécessité de déménager pour raisons de santé dès le mois d’août, mais ma demande est restée sans réponse. J’ai dû envoyer plus de trente lettres recommandées à différentes instances avant qu’un quelconque mouvement ne commence sur ce dossier.

À ce jour, les représentants de l’OPH Meuse ne nous ont toujours pas proposé de logement alternatif correspondant à notre demande de relogement, alors que, selon les lois et normes françaises régissant leur activité, ils étaient tenus de le faire. Et nous avons le droit d’exiger l’attribution d’un logement alternatif.

Nous avons trouvé un appartement privé convenable et nous envisagions d’y emménager. Mais l’aide du fonds FSL nous a été refusée, et sans le soutien du département, nous ne sommes actuellement pas en mesure de verser le dépôt de garantie ni de supporter les frais liés au déménagement. En conséquence, nous continuons à vivre dans cet appartement avec cette odeur âcre. Nos fenêtres sont constamment ouvertes, même maintenant, à la fin du mois de décembre, car avec les fenêtres fermées je commence immédiatement à suffoquer.

J’ai adressé des plaintes à toutes les administrations compétentes. Les réponses devraient parvenir dans les deux prochains mois. Mais j’ai peu d’espoir. Il est possible que je doive saisir la justice. Pour l’instant, je rassemble les éléments de preuve nécessaires. Il est probable que je dépose une plainte ultérieurement. Mon état physique et moral n’est pas très bon en ce moment, mais je ne veux pas abandonner.

Il semble que, malgré le fait que nous soyons désormais résidents en France, les autorités locales ne jugent pas nécessaire de défendre nos intérêts. Étant donné que nous nous trouvons dans une région dépressive, où il n’y a pas de travail même pour les habitants locaux, la seule issue pour moi est de relancer mon projet, qui avait connu un certain succès dans la Russie d’avant-guerre.

Au début de l’année 2026, je prévois de relancer mon projet SMMHot en mode test non commercial. Je parlerai plus en détail de mes actions futures à ce sujet sur les pages et le site du projet SMMHot. J’espère qu’avec le temps je pourrai également le rendre rentable ici, car c’est actuellement notre seule chance de sortir de conditions de logement qui me tuent littéralement.

Le processus de relance sera long. Et il ne s’agit pas seulement de procédures bureaucratiques. Le principal obstacle pour moi est mon faible niveau de français. En effet, tout le contenu sera en français, et le projet sera orienté vers des entreprises et des consommateurs français.

Je travaille activement à l’amélioration de mon français chaque jour. Mais durant les premières années de fonctionnement de mon projet, je devrai recourir de manière intensive aux traducteurs en ligne et aux réseaux neuronaux. J’utilise déjà activement ces outils pour traduire mon contenu russophone destiné à un nouveau blog en langue française.

Je comptais commencer le lancement de mon projet après six mois de cours intensifs quotidiens de français. Mais comme de tels cours ne sont pas prévus à Bar-le-Duc, je devrai démarrer avec mon niveau linguistique actuel. Mes chances de succès ne sont pas très élevées, mais IL FAUT ESSAYER ! Les émigrés ont en principe peu de chances de réussir. Pourtant, beaucoup ont réussi et créé des entreprises mondialement connues. Je chercherai moi aussi ma place au soleil. Bonne chance à tous !

À propos de l’auteur du blog. Je m’appelle Aleksandr UDIKOV. Je suis journaliste originaire de Russie, contraint de quitter mon pays en 2022 en raison de persécutions liées à mes articles condamnant l’attaque contre l’Ukraine. En 2024, j’ai obtenu l’asile politique en France. Dans ce blog, je parle de ma nouvelle vie, je partage mes observations et mes photographies.

Amis ! Ceci est la traduction d’une publication de mon blog russophone Udikov.com (RUS). Les traductions de mes articles en français paraissent sur le site Expaty.Life (FR). Pour être informé des nouvelles publications du blog en français, abonnez-vous, s’il vous plaît, à ma page Facebook (FR).

La version anglophone de ce blog est publiée sur la plateforme Medium (ENG). Pour le moment, j’utilise un traducteur en ligne, il se peut donc que la traduction ne soit pas toujours parfaite. Je vous prie de m’en excuser ! Votre « like » ou votre commentaire sur le site ou sur les réseaux sociaux est le plus beau cadeau que vous puissiez faire à l’auteur !

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